Commune d'Arrondissement de Yaoundé II
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L’hygiène et la salubrité publique constituent un champ d’action prioritaire regroupant l’ensemble des mesures visant l’assainissement du milieu de vie et la protection de la santé des populations. Conformément à la réglementation camerounaise, cette discipline englobe les dispositions techniques, administratives et sociales destinées à garantir un environnement sain, notamment à travers la gestion des déchets, le curage des caniveaux et la lutte contre les pollutions. Sa mission première est d’assurer la qualité de l’espace urbain, favorisant ainsi un développement harmonieux de la cité et le bien-être de chaque habitant de l’arrondissement. Cette administration repose sur la mise en œuvre de politiques environnementales rigoureuses, nécessitant une coordination entre la planification des collectes et la gestion quotidienne de la propreté. Elle mobilise un corps de métiers pluridisciplinaire, techniciens du génie sanitaire, inspecteurs d’hygiène et ingénieurs urbains qui interviennent tant sur le volet opérationnel (ramassage des ordures, désinfection) que sur le volet réglementaire (définition des règles de civisme et contrôle des nuisances).
Sur le plan normatif, le Cameroun s’appuie sur un arsenal juridique historique, notamment la Loi-cadre relative à la gestion de l’environnement et le Code de l’hygiène publique, afin de fixer les standards de salubrité à l’échelle nationale. Ces textes ont évolué pour clarifier les compétences et remédier au manque de coordination qui a longtemps favorisé la dégradation de l’image de nos centres urbains. Malgré cet assainissement du cadre juridique, l’enjeu actuel réside dans la vulgarisation de ces normes auprès des acteurs locaux et des populations. L’objectif est de transformer ces dispositions législatives en réflexes citoyens quotidiens, permettant ainsi de passer d’une gestion curative, souvent coûteuse, à une véritable culture de prévention durable au sein de nos quartiers.
En tant que collectivité territoriale décentralisée, la Commune de Yaoundé 2 se retrouve désormais au cœur de ce dispositif en tant que principale responsable de la gestion sanitaire de son territoire. Le Maire, investi de ses pouvoirs de police municipale, doit veiller à ce que chaque décision d’assainissement garantisse la santé publique et l’attractivité économique de l’arrondissement. Cette responsabilité municipale s’articule autour de trois piliers fondamentaux : l’initiative de l’aménagement sanitaire par l’identification des zones à risques, la conduite d’actions concrètes telles que les campagnes de propreté citoyenne (notamment les « Jeudis propres »), et enfin l’exercice du pouvoir de sanction. Par le contrôle rigoureux des infractions et l’inspection des établissements ouverts au public, la mairie assure le respect de l’ordre public environnemental pour un cadre de vie sain et pérenne.
Les pratiques et techniques de l’urbanisme découlent donc de la mise en œuvre des politiques urbaines. Elles regroupent la planification urbaine et la gestion de la cité en vue d’une meilleure harmonie des usages et du bien-être des utilisateurs. L’urbanisme peut être exercé par de nombreuses catégories professionnelles selon le domaine d’étude : urbanistes, architectes, aménageurs, géographes, juristes, économistes, sociologues, paysagistes, ingénieurs, environnementalistes, archéologues ou encore des historiens intervenant le plus souvent en équipes pluridisciplinaires. Il convient de distinguer deux types d’urbanisme :
L’urbanisme opérationnel consiste en un ensemble d’opérations d’équipement ou de construction, d’initiatives publiques ou privées, réalisées en application d’un plan d’urbanisme.
L’urbanisme réglementaire ou de planification consiste à créer des documents d’urbanisme définissant les règles à respecter au sein d’un territoire. C’est donc l’ensemble des dispositions de droit public ayant pour objet de déterminer les conditions de l’utilisation et de l’occupation des sols. C’est ce qui permet de mieux organiser, contrôler des initiatives privées en matière d’urbanisme.
Sur le plan normatif, le système camerounais de l’État civil est régi par un cadre juridique évolutif destiné à harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire national et à prévenir les situations d’apatridie .À cet égard, l’ordonnance n° 81/02 du 29 juin 1981 reformée par la loi de 2011 relative à l’Etat civile constitue le socle juridique de la modernisation l’enregistrement des faits d’état civil. Si cette réforme a permis de clarifier les compétences des acteurs et de simplifier les procédures déclaratives, son effectivité demeure conditionnée à une large diffusion et à une appropriation effective des textes législatifs par les usagers et les agents publics garantissant ainsi une application uniforme et efficace de la loi au niveau local.
Au cœur de ce dispositif, la Commune de Yaoundé II, en sa qualité de collectivité territoriale décentralisée, exerce une compétence essentielle de proximité en matière, Etat civil. Le Maire, investi des fonctions d »Officier d’état civil, est juridiquement responsable de la régularité et la, l’égalité des actes établis ; À ce titre il lui incombe, de veiller à l’exactitude matérielle des mentons portées sur les registres, toutes erre resetant susceptible de produire des effets juridiques durables sur les situations des administrés. L’action communale en matière d’Etat civil s’organise autour de trois axes fondamentaux : l’accueil et l’orientation des usagers pour l’enregistrement des faits, l’instruction rigoureuse des dossiers pour l’authentification des actes, et enfin, la veille sécuritaire par la tenue des registres en double exemplaire. Cette organisation de proximité garantie non seulement la pérennité de l’information, mais protège également l’identité juridique de chaque résident de l’arrondissement.
Boulevard Jean Paul 2 Yaoundé , Yaoundé, Cameroun
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