PRESENTATION DE LA POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DE LA COMMUNE D’ARRONDISSEMENT DE YAOUNDE 2 :

Crée par décret présidentiel N°87/1365 du 25 septembre 1987 créant la commune de Yaoundé 2, celle-ci ne va commencera à fonctionner qu’en avril 1988. L’actuelle commune d’arrondissement de Yaoundé II a connu plusieurs mutations : d’abord à sa création commune de Yaoundé II d’après le décret suscité, ensuite commune urbaine de Yaoundé par décret N°93/321 du 25 novembre 1993 et aujourd’hui commune d’Arrondissement de Yaoundé II après son éclatement qui a vu naître à ses côtés la Commune d’arrondissement de Yaoundé VII.

A ce jour, la Commune d’Arrondissement de Yaoundé 2 (CAY2) est l’une des sept Communes d’Arrondissement que compte la ville de Yaoundé, capitale politique du Cameroun. Elle couvre une superficie de 15 km².

Située entre le 45ème degré de latitude nord et le 15ème degré de latitude sud, la Commune d’Arrondissement de Yaoundé 2 dont la mairie se trouve au quartier Tsinga est considérée comme porte d’entrée et de sortie de toutes les sommités mondiales de passage ou en séjour au Cameroun grâce à sa proximité avec le palais présidentiel (Palais de l’Unité). Ce statut de porte d’entrée est d’autant plus observé avec l’implantation sur son terroir du très somptueux Palais des Congrès, lieu des rencontres tant nationales qu’internationales organisées au Cameroun.


La CAY2 est limitée :

  • au nord et au nord-ouest par la CAY1 ;
  • au sud par la CAY6 ;
  • au sud ouest, au sud-est par la CAY7 ;
  • à l’est par la CAY3 ;

Le climat est équatorial avec deux saisons de pluies et deux saisons sèches dont l’alternance au fil des temps s’est fortement perturbée d’où cette qualification de climat équatorial de type Yaoundé en.
La Commune d’Arrondissement de Yaoundé 2 est une Commune urbaine avec tout de même une zone rurale qui couvre environ 15% de sa superficie.


A2- Aspect social et économique :
Sur le plan démographique, la CAY2 est une commune cosmopolite caractérisée par une cohabitation pacifique entre ses populations malgré leurs origines diverses.
Sa population est évaluée à un peu plus de 238 927 habitants d’après le recensement général de la population de 2005 et répartie dans les 18 quartiers de sa municipalité que sont :
1.    Tsinga
2.    Briqueterie
3.    Madagascar
4.    Nkomkana I & III
5.    Nkomkana II
6.    Ntougou I
7.    Ntougou II
8.    Mokolo quartier
9.    Mokolo marché
10.    Ekoudou II
11.    Febe
12.    Oliga
13.    Messa-Carrière
14.    Azegue messa Mezala
15.    Messa Plateau, Angono, Doumassi,Ekoazon
16.    Cité Verte
17.    Etetack Abobo
18.    Grand Messa, Messa Administratif.

Dans la plupart des cas l’installation des populations dans les quartiers s’est faite par affinité tribale, ethnique ou culturelle :
•    Dans les quartiers Briqueterie et Ekoudou, on retrouve en majorité les ressortissants de la partie septentrionale du Cameroun et des maliens ;
•    Les quartiers Carrière et Nkomkana sont dominés par les ressortissants de l’Ouest Cameroun ;
•    Toute la zone rurale (Mbankolo et Febe) par des autochtones ;
•    Le quartier Mokolo par les ressortissants de la région du Centre du Cameroun.
Toutes ces populations vivent dans un esprit de laïcité et de tolérance religieuse à faire pâlir d’envie certains Etats pourtant assez avancés. A Yaoundé 2, on retrouve la Mosquée de Tsinga (la plus grande et la plus fréquentée de Yaoundé), les Missions catholiques de renom (Tsinga, Mokolo, Auditorium Jean Paul II), des églises protestantes et autres églises de réveil.
Sur le plan santé, notre commune est assez fournie en structures sanitaires bien que ne disposant pas d’une qui lui soit propre. On y retrouve l’hôpital Central de Yaoundé, le plus grand du pays, l’hôpital de District de la Cité verte et d’autres structures.
L’activité économique dans la CAY2 est basée sur les services, le commerce, les petits métiers et l’artisanat. A ce sujet, il ne serait pas superflu de signaler que la CAY2 abrite le marché Mokolo, le plus grand de la ville de Yaoundé. En outre, se trouve à Tsinga le marché de l’artisanat.
Malgré tous ces bons points, le secteur informel occupe plus de 70% de l’activité économique.


A3- Fonctionnement de la CAY2
La CAY2 pour son fonctionnement s’appui sur deux organes qui sont le Conseil Municipal et l’Exécutif Municipal.
L’organe de délibération de la CAY2 est le Conseil Municipal constitué de 41 conseillers parmi lesquels l’exécutif municipal (le maire et ses 04 adjoints) élu par le conseil  et 05 grands conseillers désignés par le Maire qui siègent également au Conseil de Communauté (organe de délibération de la Communauté Urbaine de Yaoundé).

Le Conseil municipal pour ses missions dispose de quatre commissions :

  • La Commission des Finances ;
  • La Commission des Projets et de la Coopération ;
  • La Commission des Affaires Sociales ;
  • La Commission des Infrastructures et des Grands Travaux.


Le fonctionnement au quotidien de la CAY2 est assuré par l’exécutif municipal conduit par le maire, ses 04 adjoints et par l’ensemble des services. L’organigramme de la Mairie siège de la CAY2 comprend les principales composantes suivantes :

  • L’exécutif municipal et ses services rattachés (Maire, adjoints au Maire, Cellule de la Communication, Cellule d’Appui au Développement Local et à la Coopération Décentralisée, Cabinet du maire, Comptabilité-Matière) ;
  • Le Secrétariat Général qui comprend les autres services ;
  • La Recette Municipale.


A4- Exécutif Municipal de la CAY2

  • Maire : Luc ASSAMBA ;
  • 1er Adjoint au Maire chargé de la Coordination de la Recette Municipale : MAMOUDA ALI ;
  • 2e Adjoint au Maire chargé de la Coordination des Affaires Sociales : EFA Rose ;
  • 3e Adjoint au Maire chargé de la Coordination des Services d’Hygiène : TAGMIN Hubert ;
  • 4e Adjoint au Maire chargé de la Coordination des Services Techniques : ESSOMBA Roger Marie.


B-    Politique de Développement de la CAY2 :


B1- Principales activités de la CAY2 :
La CAY2 dont la principale mission est d’assurer le bien être de ses populations se présente donc comme le moteur de développement à la base. Pour cela, au-delà des missions régulières d’actes d’état civil qui sont les siennes, la CAY2 à travers son exécutif actuel conduit par le Maire ASSAMBA Luc s’est résolument donnée d’autres chantiers dont l’importance et les retombées commencent déjà à la distinguer des autres communes sœurs.
Les principaux axes d’action de la Commune de Yaoundé II sont :

  • L’hygiène et la salubrité (la journée de mercredi a par ailleurs été instituée comme journée de propreté dans toute la Commune) ;
  • La lutte anti vectorielle ;
  • Le développement de l’auto emploi ;
  • L’emploi des jeunes dans lequel la Haute intensité de Main d’œuvre a déjà imprimé ses marques au travers des réalisations visibles et appréciables ;
  • L’information, sensibilisation et formation des populations ;
  • Le développement des infrastructures de base ;
  • L’ingénierie sociale ;
  • L’accompagnement des populations ;
  • Le budget participatif ;
  • La coopération décentralisée et le développement Local.


B2- Politique de mise en œuvre des axes d’action :


Compte tenu de la faiblesse des moyens de notre municipalité et du désir du Maire Luc ASSAMBA et de ses adjoints à apporter une touche particulière dans la vie de notre municipalité, certaines politiques sous leur impulsion ont été développées :

  • La création au sein de la Commune de la Cellule d’Appui au Développement Local et à la Coopération Décentralisée ayant à sa tête un Ingénieur chevronné dans des questions de développement et de coopération. Cette cellule est le point focal de développement de la politique de l’exécutif municipal et sert d’interlocuteur avec tous les potentiels partenaires de la Commune ;
  • La création des Comités d’Animation et de Développement (CAD) à raison d’un CAD par quartier. En effet, les CAD permettent le rapprochement de la Commune de ses populations. Ce sont les relais de la Commune dans les quartiers. Ils comprennent dans leur structuration : un bureau désigné par les populations elles mêmes et des conseillers parmi lesquels le Chef de quartiers, les chefs de blocs et les conseillers municipaux résidant dans chacun de ses quartiers.
  • La mission des CAD est de conduire sous la coordination de la mairie les projets de développement dans les quartiers, l’encadrement des masses, l’information des populations et de la mairie, les partenariats au sein des quartiers avec des ONG et autres organisations partenaires.
  • Le développement de la coopération interne. A ce sujet, grâce à un concours financier du Fond d’aide Intercommunale (FEICOM), nous avons engagé les travaux de construction de notre hôtel de ville qui verra le jour courant juin 2012. En outre grâce au partenariat avec nos ONG locales (ASSEJA, ASSOAL, …), nous avons réalisé à ce jour un peu plus de 25 projets et conduits plus de 30 séminaires et ateliers de formation au bénéfice de nos populations. Nous avons aussi bénéficié du Ministère de la Santé Publique ainsi que de celui du Développement Urbain un projet de lutte anti vectorielle dans le cadre de l’assainissement pour le premier et de la formation des jeunes et des facilités d’auto emploi pour nos populations pour le second.

Le développement de la Coopération extérieure. Le Centre Régional pour l’Eau Potable et l’Assainissement à faible coût (CREPA), l’ONG Canadienne CAWST, la Mairie de Colombes en France ainsi que le SIAAP en France en sont de parfaites illustrations bien que nous attendons encore beaucoup de ces partenariats.

B3- Principales difficultés :
Les difficultés sont multiples. Sans être exhaustif, nous pouvons citer :

  • L’insuffisance du personnel communal sur les questions de développement de même que l’insuffisance des capacités de celui en place ;
  • Le manque de qualification des responsables des CAD;
  • La faiblesse des revenus propres à la commune ;
  • La faiblesse des moyens logistique et matériel accordés aux CAD ;
  • La Cellule d’Appui au Développement Local et à la Coopération Décentralisée de la Commune mal équipée ;
  • L’Adhésion encore limitée des populations au projet de développement de la Commune ;
  • Le faible appui institutionnel du pouvoir central qui n’entend pas se plier aux principes de la décentralisation ;
  • L’inexistence d’une réserve foncière propre à la Commune qui crée un vaste déficit des projets structurants au profit de la Communauté Urbaine.


CREATION ET MISE EN PLACE DES COMITES D’ANIMATION ET DE DEVELOPPEMENT : UN EXEMPLE DE GOUVERNANCE LOCALE :

Dans le souci d’accompagner et d’impliquer les populations de Yaoundé 2 à améliorer leurs conditions de vie à travers des esquisses de solutions trouvées par elles-mêmes, l’exécutif municipal actuel a mis en place les comités d’Animation et de Développement, véritables pôles de développement dans les quartiers de Yaoundé II.

Le but ici était donc d’impliquer et de faire participer la population dans les initiatives de développement de la commune. Pour Yaoundé 2, le défit a toujours été de mettre en place une démarche participative dans toutes les actions que la commune est amenée à entreprendre. Pour cela, après une série de descentes effectuées sur le terrain dans tous les quartiers de Yaoundé 2 en 2007, par l’exécutif municipal accompagné par les différents services municipaux et les ONG partenaires pour une prise de contact et des causeries avec les populations sur leur vision de la commune, plusieurs récriminations ont été adressées à monsieur le maire parmi lesquelles :
•    Aucun projet de développement local en place ;
•    Absence de la population dans les processus décisionnels et dans les projets ou actions de la mairie ;
•    Gestion non orientée vers les résultats ;
•    Services de la mairie considérés comme bourreaux des populations dans tous les domaines ;
•    Absence de proximité entre la mairie et les populations ;
•    Méconnaissances du rôle de la Commune par les populations ;
•    Méconnaissance de l’exécutif communal.

En réponse aux nombreuses préoccupations des populations, l’exécutif municipal conduit par le Maire Luc ASSAMBA a pensé et mis en place une stratégie de développement participatif mettant autour d’une table toutes les forces vives de Yaoundé II en créant les Comités d’Animation et de Développement (CAD) dans les différents quartiers de la Commune d’Arrondissement de Yaoundé II.

Les CAD sont les relais de la commune dans les quartiers : ce sont des structures d’encadrement des populations. Ils servent d’interface entre la commune, les associations des quartiers et l’ensemble des populations concernées. Ce sont les structures de vulgarisation de la politique de développement de la commune. Ils tiennent leur existence de la Délibération Municipale N° 2007/24/DM/SG/CAY2 du 18 décembre 2007 du conseil municipal autorisant le maire à créer les CAD. Ils ont été chargés de conduire l’élaboration des plans de développement locaux de leurs quartiers respectifs et de transmettre à la mairie les idées de projets des quartiers au terme d’un processus décisionnel bien déterminé.

L’organisation des CAD comprend comme membres de droit le chef du quartier concerné, les chefs de blocs et les conseillers municipaux résidents. Ceux-ci occupent les fonctions de conseillers auprès du bureau directeur désigné par les populations elles-mêmes.

Au dessus de ces structures se trouvent le Comité de Pilotage dont le Maire en assure la présidence.

Cette organisation a permis de réaliser à ce jour en cofinancement avec les populations bénéficiaires et nos partenaires de nombreux projets dans l’approvisionnement en eau potable, le traitement de l’eau à domicile, l’électrification publique, la construction des ouvrages d’assainissement, la formation des jeunes et des femmes, l’emploi jeune, la lutte contre le banditisme, l’hygiène et la salubrité, … La journée du mercredi a été arrêté comme journée de propreté dans toute la commune, initiative à l’origine de la fermeture du marché Mokolo ce jour de la semaine par la Communauté Urbaine de Yaoundé.

 
PROCESSUS DE MISE EN PLACE DES CAD :

La belle histoire commence au mois de juillet 2007 avec l’installation officielle de l’actuelle Exécutif Municipal ;
Pendant les mois de Septembre et octobre 2007, l’exécutif municipal sous l’impulsion de monsieur le Maire a entrepris une tournée de prise de contact dans les quartiers pour des échanges francs et sincère avec l’ensemble des populations des quartiers de Yaoundé II ;
En décembre 2007, une délibération du Conseil Municipal autorisant la création des CAD est présentée au conseil par le Maire et voté à l’unanimité par les conseillers ;
Au mois d’avril 2008, le préfet du Mfoundi d’alors, Monsieur BETI ASSOMO a procédé à l’installation des CAD avec distribution du matériel de travail et d’un fond symbolique de fonctionnement ;
Le mois d’octobre 2010 vu l’effectivité de la Réalisation des 18 plans de développement des quartiers de Yaoundé II ;
De même, le processus de Budget Participatif suit son cours depuis octobre 2008 dans notre commune
A ce jour, les CAD sont désormais constitués en réseau afin de mieux faire entendre leur voie. Ils pourront dorénavant participer au conseil municipal.

L’ETABLISSEMENT DES PRIORITES ET FORMULATION DES OBJECTIFS :

Comme priorités, la CAY 2 s’est engagées à :

  • Etablir une relation de proximité entre les populations et la mairie à travers des descentes animées par l’exécutif municipal, le sous préfet, les ONG et les services communaux ;
  • Faire participer les populations aux actions de développement de la commune dans une politique de cofinancement des projets et d’appropriation de ceux-ci par les bénéficiaires ;
  • Mettre en place des plans de développement des quartiers avec l’aide des ONG partenaires ;
  • Développer une politique de coopération décentralisée efficace et bénéfique ;
  • Renforcer la cohésion sociale et les capacités des populations.
  • Toutes ces priorités ont été arrêtées de manière consensuelle avec la population et les ONG partenaires.
  • Pour mettre en place ces priorités, la CAY2 s’est fixée des objectifs nobles et dont le principal était effectivement d’assurer le bien être des populations par des solutions trouvées avec elles. De manière spécifique il était donc question de :
  • Eclairer la commune sur les problèmes réels des quartiers et acquérir des données fiables pour son plan de développement ;
  • Organiser les quartiers autour des leurs priorités ;
  • Définir les moyens humains, financiers et relationnels à mettre en œuvre ;
  • Rétablir un climat de confiance avec les populations en les impliquant dans les processus décisionnels.


Ces objectifs s’inscrivent dans la légalité républicaine et s’appuient sur le DSCE, les OMD et les lois N°2004/017 et 018 du 22 juillet 2004 sur la décentralisation.

LA MOBILISATION DES RESSOURCES : UN IMPERATIF VITAL

Pour la mise en œuvre et le fonctionnement des CAD, plusieurs types de ressources ont été mobilisés :
Au-delà de l’implication personnelle de la commune à travers ses fonds propres, nous avons connu une forte implication à la fois financière, technique, matérielle et humaine de nos partenaires parmi lesquels : MINDUH (emploi jeune, formations diverses et don d’une unité de fabrication des pavés), MINSANTE (lutte anti vectorielle et contre le choléra), CUY (cession de 3 000m² de terre pour la construction de la Mairie et subvention accordée pour l’achèvement des travaux, autres appuis multiformes), CREPA Cameroun et CAWST, ONG basée au Canada (potabilisation de l’eau à domicile, vulgarisation des technologies à faibles coûts), les ONG ASSEJA, ASSOAL (sensibilisation, formations, projets de développement des quartiers, financement et accompagnement dans la réalisation des projets), mairie de Colombes en France (construction d’un mini réseau gravitaire autonome d’approvisionnement en eau potable avec 13 bornes fontaines communautaires disséminées à travers le quartier Messa-Carrière, mise en place d’un réseau d’assainissement, et échanges culturels et sportifs) ;
A cela, il faut noter la participation financière, matérielle, sécuritaire et humaine des populations et des élus locaux dans ce vaste processus : les nombreuses actions du Député du Mfoundi 2 sont à cet effet saluées avec beaucoup de satisfaction.
Toutes ces ressources ont été à chaque fois mobilisées en fonction des actions à mener et des parties engagées. Elles proviennent à la fois des budgets, des cotisations, des subventions et des aides.


LES REALISATIONS : UN MOTIF D’ENCOURAGEMENT ET DE SATISFACTION.

La mobilisation de toutes ces ressources suscitées a permis d’obtenir les résultats ci-après :
a.    Volet mobilisation:

  • 18 CAD ont été crées ;
  • 18 plans de développement des quartiers sont disponibles ;
  • La journée de mercredi est consacrée à l’hygiène et salubrité dans toute la commune ;
  • Plus de 70% des projets réalisés ont connu un cofinancement (Mairie / populations / partenaires) ;
  • Plus de 20 comités de gestion crées gèrent et font la maintenance des équipements ;
  • Les CAD sont désormais constitués en réseau ;
  • La communication et la mobilisation renforcées dans les quartiers ;
  • Les chefs de quartiers encadrent mieux leurs populations.


b.    Volet infrastructures:

  • 01 réseau d’AEP avec 13 bornes fontaines communautaires construit à Messa-carrière ;
  • 03 sources aménagées à Tsinga, Messa-carrière et Cité verte nord ;
  • 02 forages construits à Oliga et Febe village ;
  • 12 bornes fontaines communautaires construites à Tsinga, Briqueterie, Oliga et Mokolo ;
  • Plus de 350 lampadaires installés à Tsinga, Carrière, Ekoudou, Cité Verte, Febe, Oliga et Nkomkana ;
  • 03 passerelles construites à Oliga, Tsinga et Nkomkana 2 ;
  • 01 dalot construit à Tsinga;
  • 01 terrain de foot aménagé à Azegue ;
  • 01 unité de fabrication des pavés opérationnelle.
  • 01 immeuble siège de la commune en cours de finalisation grâce à la méthode Haute Intensité de Main d’Œuvre expérimentée


c.    Volet formations :

Plus de 100 jeunes formés en couture, coiffure, mécanique auto, menuiserie, pavage, aménagements paysagers , câblodistribution, gestion des infrastructures communautaires, …
Plus de 100 membres des CAD formés appliquent les notions de développement.

LA GOUVERNANCE LOCALE COMME FACTEUR DE DURABILITE ET DE TRANSFERABILITE:


Pour assurer la durabilité de notre politique, nous nous sommes appuyés sur les exigences du développement local qui prônent à la fois le partage du pouvoir, le partage du savoir et le partage de l’avoir. A la base de ces principes, de nombreuses mises au point sont régulièrement effectuées et des engagements pris par les différentes parties prenantes :
-    Les projets à réaliser dans les quartiers sont l’émanation directe des populations et non de leur représentants ;
-    La réalisation des projets dans chaque quartier donne lieu à la mise en place des comités de pilotage sous la supervision des CAD ;
-    La quasi-totalité des projets sont cofinancés par les bénéficiaires à travers des cotisations bénévoles ;
-    La méthode Haute Intensité de Main d’œuvre a été établie comme règle ;
-    Les cotisations des ménages pour l’entretien et la pérennisation des ouvrages mis à leur disposition sont en marche et commence à porter des fruits ;
-    Les populations dans leur ensemble connaissent désormais les priorités en terme de besoins dans leurs quartiers respectifs ;
-    La sensibilisation, l’information et la formation restent constantes ;
-    Les formations sont régulièrement organisées au profit des techniciens locaux pour une meilleure appropriation de la maintenance ;
-    Des rapports sont trimestriellement adressés au Maire sur la situation des projets ;
-    Les CAD sont désormais mis en réseau pour mieux faire entendre leur voie.

Toutes ces activités menées dans les quartiers visent à terme de maintenir dans nos quartiers des corps sains dans des esprits sains. Elles sont menées avec la bénédiction des autorités administratives, traditionnelles, religieuses, politiques et culturelles et dans la mouvance du processus de décentralisation en cours au Cameroun. C’est une véritable politique de gestion de la cité par la base.

En termes de transférabilité, la politique de gouvernance locale appliquée à Yaoundé 2 à travers la mise en place des Comités d’Animation et de Développement a été inspirée des pratiques observées par le Maire en exercice au cours de l’une de ses visites à la Mairie de Colombes en France. Au cours de cette visite, il a été assez impressionné par la maitrise de la commune par son Maire en matière de politique de logement, d’expression des besoins des populations, en somme par leur façon de gérer la cité avec un accent mis sur l’implication et la participation directe de la population.

Cette admiration nous a inspiré la mise sur pieds des CAD à la lumière de nos réalités quotidiennes et une politique de développement participatif dont les pratiques et les résultats sont désormais visibles.

Par ailleurs nous avons bénéficié de l’accompagnement de nos partenaires locaux (ASSEJA, ASSOAL, CREPA Cameroun) dans l’encadrement des populations et dans la mise en place des différentes approches d’intervention.

La réussite de cette gouvernance locale Yaoundé 2 a permis et permet encore d’accompagner la commune de Yaoundé 3 avec le soutien de l’ONG ASSEJA dans ce processus de gouvernance à la base. Aussi, convient-il de le souligner, la commune de BUMBU l’une des 24 de la ville Kinshasa en République Démocratique Congo s’est engagée à une coopération avec Yaoundé 2 pour une reproduction de nos pratiques. Par ailleurs de nombreux échanges avec les structures de la Banques Mondiale et des communes de l’île de Madagascar ont été engagés. A ce sujet beaucoup d’espoir restent fondés.

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